Slow food: avoir du plaisir en sauvant la planète!?

Je suis pas mal certaine que vous connaissez tous le fast food, mais avez-vous déjà entendu parler du slow food? Il s’agit d’une philosophie culinaire formulée en 1986 par le journaliste Carlo Petrini, en réponse à l’ouverture du premier McDonald’s en Italie. Pour lui et beaucoup d’Italiens, McDonald’s est un symbole de l’hégémonie américaine et de l’influence grandissante de sa culture sur le monde. C’est pourquoi l’ouverture de son restaurant sur l’historique piazza di spagna à Rome a été accueillie avec une grande hostilité et maintes manifestations.

+++Cette recette est réalisée en collaboration avec StoneMill Bakehouse #pub, toutes les opinions sont les miennes +++

Pro e contro McDonald's: la battaglia di Piazza di Spagna

1986, Claudio Villa (à droite) et Giorgio Bracardi protestent contre l’ouverture du premier McDonald’s italien (source ici)

Les trois principes du mouvement

Pour monsieur Petrini, il ne s’agit que d’un effort futile. Selon lui, rien ne sert de se battre contre les géants du fast food, car c’est un combat perdu d’avance. La seule chose que l’on peut faire, c’est offrir une alternative, d’où l’émergence de son opposé, le slow food. Antithèse du fast food, le slow food est un concept plutôt simple qui s’oriente autour de trois axes principaux: bon, propre et juste.

Bon : les saveurs priment!

Ça doit être bon parce que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, on ne mange plus seulement pour assouvir un besoin primaire et fournir à notre corps l’énergie nécessaire pour le travail. Aujourd’hui, manger est une expérience sensorielle et gastronomique. Le repas est une opportunité, voire un prétexte pour s’entourer de bonne compagnie et avoir du  plaisir autour de la table. Alors que le fast food nous offre une façon rapide et peu dispendieuse de refaire nos réserves d’énergie, le slow food nous propose de prendre le temps de savourer chaque bouchée et de partager ce plaisir avec ceux qu’on aime. Le repas est aussi une occasion privilégiée pour en apprendre davantage sur notre culture culinaire propre et toutes les traditions qui s’y rattachent.

Propre: prendre soin des animaux et de l’environnement.

Ça doit être propre parce qu’enfin on réalise l’impact néfaste des pratiques qui rendent le fast food possible. L’élevage intensif, qui priorise le rendement au détriment des conditions de vie animales et les monocultures, qui entraînent à long terme l’épuisement des sols, sont des pratiques incompatibles avec toutes valeurs éthiques. Pour notre avenir, il est maintenant plus important que jamais de choisir des aliments locaux, issus de cultures durables.

Juste: tout doit être fait dans le respect.

Ça doit être juste parce que notre planète est si riche et fertile que tout le monde devrait avoir accès à de la nourriture de bonne qualité. Nous vivons dans un monde où une personne sur neuf ne mange pas à sa faim alors que nous gaspillons annuellement plus d’un milliard de tonnes de nourriture. Alors qu’il nous est possible d’acheter du café d’Amérique du sud pour quelques maigres dollars, il est important de se souvenir que celui-ci est issu de l’exploitation humaine. Chaque humain mérite d’être rémunéré de manière équitable pour son travail et il est de notre ressort en tant que consommateur d’encourager des compagnies qui partagent cette valeur.

Comment pouvons-nous intégrer le slow food dans nos vies?

C’est dans cet esprit que je vous propose deux recettes réalisées avec le pain Stonemill Bakehouse. C’est une compagnie d’ici, qui, contrairement à beaucoup de ses compétiteurs, refuse de tourner les coins ronds. Pour cette compagnie, il n’est pas question de remplacer les techniques de boulangerie traditionnelles par des additifs alimentaires et c’est une des raisons pour lesquelles e je l’apprécie énormément.

Pour ma première recette, je vous présente donc mes tartelettes croûte de pain à la framboise et thé matcha. La deuxième recette, quant à elle, est nul autre qu’un classique de mon enfance – l’oeuf dans le trou avec garniture méditerranéenne. Je vous partage aujourd’hui l’option sucrée qui pourra satisfaire les rages de dessert tout en vous procurant les nutriments qui vous permettront d’avoir l’énergie nécessaire pour traverser une journée mouvementée. J’ai intégré ½ tasse de framboises surgelées dans chacune des tartelettes, en plus d’éviter l’ajout abusif de sucre supplémentaire . D’ailleurs, pour faire un clin d’oeil au mouvement québécois du slow food, j’ai choisi d’utiliser notre bon vieux sirop d’érable d’ici!

Les mangerez-vous au dessert, à la collation ou au petit déjeuner!?

P.s. Soyez patients, ma deuxième recette sera en ligne très bientôt!

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