Je «pimpe» une recette des années 70

On me demande souvent comment je réussis à créer des recettes aussi appétissantes et nutritives. Je dois vous avouer que j’ai développé quelques techniques qui me permettent d’optimiser tout ce que je cuisine afin d’obtenir des mets satisfaisants à tous les niveaux (pas question d’avoir faim une heure après avoir terminé le repas!). Pour souligner les 50 ans de Provigo, j’avais envie de «pimper» une recette proposée par son équipe de l’époque, afin de l’ajuster aux tendances alimentaires actuelles tout en la rendant encore plus nutritive. 

J’ai aussi décidé de me baser sur leur slogan «Unis par l’amour du goût», puisqu’il représente exactement ma philosophie personnelle en cuisine : des ingrédients frais, des saveurs équilibrées et plein d’amour au menu! Vous comprendrez enfin comment modifier une recette pour qu’elle soit parfaite pour vous!

+++ Cet article est réalisé en collaboration avec Provigo #pub, toutes les opinions sont les miennes +++

Des recettes «vintage»

Première étape, la sélection de la recette à cuisiner. Je vous préviens tout de suite, j’ai vraiment eu de la difficulté à faire mon choix. Entre la salade printanière, la soupe aux fèves blanches et les aubergines à l’italienne, mon cœur était déchiré. Comme la salade et la soupe me semblaient se situer en terrains plus connus, j’ai finalement opté pour les aubergines gratinées (allô au combo des fromages et de la sauce tomate, c’est si bon!).

Le but de cette transformation n’était pas seulement de rendre plus saine une recette de l’époque, mais aussi de l’adapter aux habitudes alimentaires des Québécois modernes. Il faut dire que depuis les années 70, les préférences en termes d’ingrédients et de préparation culinaire ont beaucoup changé. Voyons tout ça plus en détail! 

Les ingrédients 

Fines herbes

Dans la recette originale, les fines herbes séchées ont été utilisées. Personnellement, je préfère les herbes fraîches, qui sont beaucoup plus goûteuses. En plus, il est facile de s’en procurer à l’épicerie de nos jours. Les herbes comme le basilic sont aussi super faciles à faire pousser à la maison, peu importe la saison (c’est tellement facile que même moi, j’arrive à le faire!) 

Huile d’olive

Je n’ai rien contre les matières grasses et au contraire, je crois qu’elles ont leur place dans tous nos repas. Celles-ci aident à la transmission des saveurs, favorisent le brunissement des aliments et améliorent l’absorption de certaines vitamines. Elles jouent aussi un rôle important lorsqu’elles sont absorbées par notre corps (ex: structure des cellules, développement du cerveau, réserve d’énergie…). 

Cependant, je préfère favoriser la consommation de gras à travers divers aliments plutôt que d’ajouter une grande quantité d’huile à mes recettes. Dans l’exemple de la fiche-recette, c’était une demi-tasse d’huile d’olive qui était ajoutée aux aubergines lors de leur cuisson! L’utilisation de cette plus grande quantité d’huile dans la recette classique provient fort probablement d’une tendance populaire dans les années 70, laquelle consistait à ajouter une bonne couche de matière grasse, un peu partout! Je suis toutefois heureuse de voir que les créateurs de ce mets n’ont pas opté pour un ajout de mayonnaise, un condiment très utilisé au Québec lors de cette période.  

Dans ma version de la recette, j’ai réduit la quantité à une seule cuillère à table d’huile d’olive. Je considère que ce mets est déjà suffisamment riche puisqu’il contient une grande quantité de fromage.  

Sauce tomate

Personnellement, la pelure des tomates ne me dérange pas du tout. Au contraire, en la conservant, vous augmenterez la teneur en fibres et en vitamines de votre mets. De plus, le fait de retirer cette étape de la préparation pourra vous faire économiser un temps précieux, tout en évitant le gaspillage alimentaire!

Pour la sauce tomate, j’ai aussi préféré la solution rapide en utilisant une conserve de sauce tomate sans sel ajouté. Dans les indications de la recette originale, on suggérait l’ajout de deux cuillères à thé de sel. À mon avis, l’ajout d’une demi-cuillère à thé suffit amplement pour commencer. Vous avez toujours la possibilité d’ajuster cette quantité à la hausse plus tard dans la recette, si vous le désirez.  Je vous suggère d’attendre que tous les ingrédients soient ajoutés à la sauce et de prendre un instant pour y goûter avant de compléter l’assaisonnement. Vos papilles pourront vous permettre d’éviter l’abus de sel, une chose qui peut être néfaste pour la santé des gens ayant une prédisposition aux troubles cardiovasculaires.

Finalement, l’ajout de sucre n’est pas nécessaire dans ce type de recette à mon avis. L’objectif initial de cet ingrédient était probablement d’aider à balancer les saveurs. Toutefois, la quantité utilisée ici était insuffisante pour faire une réelle différence. Afin d’alléger la liste d’ingrédients, je l’ai finalement retirée dans ma version.

Produit céréalier 

Ajouter du quinoa cuit en accompagnement pour les aubergines allait de soi pour moi. J’aime que mes repas contiennent un trio satisfaisant composé d’une bonne source de protéines, de légumes et d’un produit céréalier à grains entiers.

En utilisant un cuiseur à riz, vous pourrez mettre toute votre attention sur les autres étapes de la préparation de la recette. On peut aussi substituer le quinoa pour du riz brun cuit si vous préférez. Personnellement, j’aime en cuire en plus grosse quantité le dimanche et en congeler pour un usage futur (#mealprep). 

Protéines végétales

Dans la version classique, la source principale de protéines est le fromage, c’est-à-dire la mozzarella et le parmesan. Puisqu’on sait maintenant qu’il est bénéfique d’ajouter le plus possible de protéines d’origine végétale à nos menus pour notre santé et la planète, j’ai pensé intégrer les edamames en touche finale du repas. Un ingrédient qui n’était pas disponible à grande échelle au Québec lors de la création de la recette dans les années 70.

La méthode

Concernant la préparation des aubergines classiques à l’italienne , plusieurs manipulations ont attiré mon attention. Premièrement, de la farine était utilisée pour couvrir les aubergines avant leur cuisson. Pour une alternative plus «zéro déchet», j’ai préféré remplacer cet ingrédient par une chapelure maison faite avec du pain grillé multigrain. L’objectif de cette étape est d’utiliser vos restants de pain un peu plus vieux; ça peut aussi être un pain aux olives, des muffins anglais, des bagels, du pain baguette, de la ciabatta ou tout ce que vous avez à portée de main. Il s’agit d’une technique permettant de jeter moins d’aliments, en plus d’économiser quelques dollars.

Sur la fiche-recette des années 70, peu de détails étaient partagés au sujet des équipements à utiliser. Pour faire griller les aubergines, j’ai opté pour l’usage d’une poêle ou d’un «panini press» ayant une surface antiadhésive. Celle-ci permet d’utiliser moins d’huile et d’obtenir  tout de même une belle coloration sur les tranches d’aubergine.

De bonnes sources d’inspiration?

Les recettes d’antan constituent une très belle source d’inspiration lorsque l’on désire cuisiner à base d’aliments locaux. J’adore fouiller dans de vieilles références pour trouver des idées qui me permettront de reproduire les mets favoris de mon enfance, avec une petite touche personnelle!

L’objectif principal lorsque l’on ajuste des recettes est de s’assurer d’avoir une variété d’aliments colorés et aux textures différentes. La provenance et la fraîcheur des aliments utilisés sont donc primordiales pour obtenir un résultat savoureux et nutritif. N’oubliez surtout pas de goûter aux différents éléments du mets cuisiné en cours de route pour ajuster l’assaisonnement selon vos préférences.

Aubergines à l’italienne (ma version ”pimpée”!)

 

  • 250 ml (1 tasse) de quinoa rouge sec (1 ½ tasse d’eau)
  • 1 oignon rouge moyen émincé
  • 2 gousses d’ail hachées finement
  • 6 tomates italiennes moyennes fraîches (hachées finement)
  • 1 conserve de 398 ml de sauce tomate sans sel ajouté
  • 1 grosse aubergine coupée en tranches très minces (vous pouvez aussi faire des demi-lunes)
  • 15 ml (1 c. à table) d’huile d’olive
  • 60 ml (¼ tasse) de basilic frais, haché
  • 15 ml (1 c. à table) d’origan frais haché
  • 1 tasse de fromage mozzarella râpé
  • 5 ml (1 c. à thé) de poudre d’ail
  • 1-2 tranches de pain grillées et réduites en chapelure
  •  Sel et poivre (au goût)
  • 250 ml (1 tasse) d’edamames surgelées, bouillies pendant 1-2 minutes (chaudron ou au micro-ondes)
  1. Dans un cuiseur à riz, cuire le quinoa dans 375 ml (1 ½ tasse) d’eau. Ajouter les edamames dans l’appareil pendant les dernières minutes de cuisson.

  2. Pendant ce temps, réaliser la sauce tomate en faisant sauter les oignons dans une poêle antiadhésive préchauffée à feu moyen-vif et recouverte d’huile d’olive pendant 5 minutes.

  3. Ajouter l’ail et les tomates et poursuivre la cuisson 2 minutes.

  4. Mélanger la sauce tomate aux ingrédients se trouvant dans la poêle et laisser mijoter 5 minutes.

  5. Pendant ce temps, mélanger le fromage avec les fines herbes dans un petit bol.

  6. Dans une poêle antiadhésive striée et huilée, faire griller les tranches d’aubergine 2 minutes de chaque côté jusqu’à ce qu’elles développent une belle coloration. Procéder de la même manière pour toute l’aubergine. Réserver.

  7. Étendre la moitié de la sauce tomate dans le fond d’un grand plat de cuisson, puis ajouter quelques tranches d’aubergine. Saupoudrer du mélange de fromage, ajouter de nouvelles tranches d’aubergine et répéter les étapes jusqu’à ne plus avoir d’ingrédients.

  8. Mélanger la chapelure de pain avec la poudre d’ail puis assaisonner au goût. Déposer la chapelure sur le dessus des aubergines puis enfourner à «grill» jusqu’à ce que le fromage soit bien grillé.

  9. Ajouter les edamames sur le dessus des aubergines gratinées.

  10. Servir chaud sur un lit de quinoa.

 

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